Il pleut et je t’attends (Nanar de l’été).

Il pleut et je t’attends liquéfaction fatale… Mon amour, cher petit sucre, toutes ces pluies acides ont eu raison de toi. Tu n’as jamais supporté l’oxyde de soufre et l’acide sulfurique ; tu étais si fragile ma petite betterave que je ne fus pas étonné de te retrouver caramélisée sur le poêle à bois de la cuisine. Les pluies acides avaient fait fondre la toiture au dessus de la cuisine et toi, imprudente, tu étais allé t’y réchauffer alors qu’il tombait des hallebardes de feu. C’est en essayant de t’aider que j’ai perdu mon bras, le gauche, pschiiiiiiiiiiittttt… Enfin, rien de bien grave car je suis droitier et je pourrai donc toujours tenir mon arme pour aller te venger mon bonbon fondu. Ca n’est pas mon pied droit corrodé par la pluie de ce midi qui m’empêchera d’aller régler le sort du présentateur météo qui le matin de ta fonte annonçait qu’il ferait beau toute la journée. Le monde est rongé, mais face à cette humanité douce comme l’intérieur d’une batterie de camion (un Volvo FH16 700, mon préféré), notre amour était resté intact jusqu’à ce que la disparition de ta jambe donne un air bancal au regard amoureux que tu posais sur moi. Mais ta deuxième jolie jambe te permettait encore de sautiller tout autour de moi ; c’était attendrissant. Ce matin, mon nez s’est détaché et s’est écrasé sur la lettre de menaces que je destinais au présentateur. Après ce petit drame, le papier est devenu illisible. Le point positif est que je ne parle plus du nez…

Maintenant je renonce à cette lettre. J’ai toujours été mauvais en rédaction administrative. Je crains que tuer ce présentateur après lui avoir fait lire une lettre d’insultes mal rédigée le rende moins réceptif à nos problèmes. C’est décidé mon petit caramel, je file vite tuer ce gredin avant que la pluie ne le désagrège complètement. Il ne manquerait plus qu’elle nous vole aussi notre vengeance…

.

Texte pour le jeu (Nanar de l’été) chez ◘ẅ◘. (http://wwwcine.wordpress.com/2012/07/30/billoyez/#comment-5015) et (http://wwwcine.wordpress.com/2012/07/31/nanar-de-lete/).

Publicités
Publié dans Jeu | 64 commentaires

« Monkberry Moon Delight »

« Monkberry Moon Delight » ! Si je devais voyager dans le temps, du moins, si je devais briser ma voix et la laisser quelque part sur l’autel supersonique des voyages spatio-temporels je la poserais ici, sur ce titre en compagnie de son célèbre créateur. Ce qui est curieux avec le temps qui passe c’est que de chaque jour naît le désir de connaître l’odeur d’une nouvelle époque : hier j’accompagnais un groupe d’indiens dont les routes étaient dessinées par la nécessité de la survie ou encore J., ce peintre hollandais assis au meilleur endroit pour peindre cette vue du port d’Harfleur en 1850. Et avant ? Avant, à deux pas de Hong Kong je traçais ma route avec gourmandise dans la poésie de C. Pessanha après avoir reculé de quelques siècles où, pris dans les mailles des nouvelles de C. Doctorow, je fis connaissance de Benny et Lenny les robots eurasiens.

Alors, dans un monde gris où seuls comptent la rentabilité, la compétition et l’illusion du profit, j’aimerais remplir ma valise de ces centaines de peintres, poètes, écrivains, dessinateurs et autres rêveurs avec tout leur joyeux bric-à-brac de mots, de coups de crayons, de pensées légères pour aller dans le grenier de ce « Monkberry Moon Delight », là-bas, derrière le miroir trouble du temps…

http://snake0644.wordpress.com/2012/06/29/concours-le-voyage-dans-le-temps/

.

Publié dans Jeu | 37 commentaires

Un métier oublié : sentinelle radar météo.

C’est avec le souci de toujours vous faire découvrir notre vaste monde et aussi au nom de la sainte giboulée, que la direction du site a décidé de vous présenter aujourd’hui un métier dont plus personne ne parle : la sentinelle radar météo. En ces temps nébuleux de dérèglement climatique, nous proposons aux autorités de remettre en place ce corps de métier qui a naguère rendu tant de services à nos aïeux, nom d’un psychomètre ! Pour redonner du travail à tous il suffit simplement de poster sur toutes les collines que compte notre joli pays une ou deux sentinelles radars météo. Chaque colline sera immatriculée et aura son propre numéro de téléphone. Ainsi, pour connaître le temps qu’il fait et en fonction de l’endroit où nous aurons à nous rendre, chacun pourra contacter à tout moment nos valeureuses sentinelles dont le rôle sera d’écouter en permanence le fond des nuages et de palper l’humidité du fond de l’air.

 

 

.

Publié dans métiers oubliés | 81 commentaires

Agence de voyages (image d’archive)

Bonjour. Aujourd’hui, sous vos yeux surdimensionnés, ce magnifique exemplaire du journal des voyages (le numéro 757) qui nous vient de la grande époque où on savait s’amuser. Au sommaire, essentiellement des voyages à couper le souffle comme celui qui fait la couverture.

Dans notre prochain billet nous aborderons le problème des billets inutiles. Ou dans le suivant… Il faut laisser le temps à l’équipe de rédaction de se retourner.

.

Publié dans Images d'archive | 67 commentaires

POURQUOI ?

.

Publié dans interrogations | 160 commentaires

Dépôt des 500 parrainages nécessaires pour valider la candidature (image d’archive)

Aaaaaah, à l’époque, c’était fraternel, après le dépôt des signatures, on allait boire un p’tit gorgeon.

C’est fini tout ça, c’était l’bon temps…

Publié dans Images d'archive | 102 commentaires

La machine à laver le temps

Un plombier sportif précolombien se prépare à réaliser le saut le plus long de l’histoire humaine à bord d’une machine à laver en sautant dans le vide depuis une altitude de 4O kilomètres, c’est-à-dire quelques kilomètres au-dessus de la frontière de l’espace.
Le pari est de taille, et M. Rolobif compte sur cette expérience pour mettre en application plusieurs de ses théories.
Pour commencer, il devra atteindre cette hauteur avec plusieurs ballons gonflés à l’hélium. C’est depuis la machine à laver, spécialement aménagée à cet effet, qu’il commandera le largage. « La machine à laver est le vaisseau idéal pour aller dans l’espace, c’est un caisson solide et parfaitement étanche et je suis surpris que les scientifiques n’aient pas encore pensé à ce moyen économique pour visiter l’espace  » affirme M.Rolobif. Lorsque notre journaliste lui demande s’il n’a pas peur d’une fuite durant la période où il sera dans l’espace, le précolombien répond que les seuls problèmes que rencontrent ces engins sont les problèmes de calcaire, et que jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas de calcaire dans l’espace !

Il n’y a pour le moment aucun record dans ce domaine, puisque personne n’avait encore tenté de sauter ne serait ce que depuis le haut d’un mur à l’intérieur d’une machine à laver. Le sportif dit être inspiré par « l’époque bénie des Dieux » où des hommes se jetaient du haut des chutes du Niagara à l’intérieur d’un tonneau. « Ça sera la même chose » dit il, « la seule différence est que je compte utiliser le tambour de la machine à laver pour mettre en application mes petites théories ».

« Voici ce que je veux faire : entre 40 et 35 kilomètres, au début de la chute, je compte démarrer le machine et très rapidement entamer le programme essorage, celui de 1800 tours minute. Si mes prévisions sont exactes – et elles le sont sans doute – le poids de la machine à laquelle j’aurais ajouté deux plaques de béton, additionné à la vitesse de la chute et aux 1800 tours minutes devraient me permettre de remonter le temps à partir d’un certain seuil. »

« Et maintenant je vais vous donner la clé de mon expérience : ma machine à laver le temps, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est équipée d’aucun parachute et d’aucun système de freinage. Là-haut, je serai seul avec elle et l’attraction de notre bonne vieille planète. Mais suivant ma théorie, je ne cours aucun risque, car si je remonte bien le temps grâce aux différentes forces en présence, je serai sur Terre avant de me crasher ! Je pense même arriver en avance en étant sur Terre avant mon départ. Mais ça je n’en suis pas encore certain. » En marge des préparations, nous apprenons qu’aucune marque n’a voulu sponsoriser l’aventure, pas même les grandes marques d’horlogerie, ce que commente notre voyageur avec une pointe d’agacement « quand je serai revenu avant de partir, il ne faudra pas qu’on vienne me chercher, ça sera trop tard… Pardon, trop tôt ! »
Nous lui souhaitons bonne chance.

.

Publié dans Sciences | 116 commentaires

Marques de l’enfance (images d’archive)

Vous savez quoi ? Nos hommes politiques ont aussi été des enfants un jour.   Et cette campagne qu’ils mènent sans merci, ils y travaillent depuis l’enfance… Nos espions ont trouvé ces deux images d’archive où vous reconnaîtrez peut-être deux de nos illustres, glorieux et légendaires candidats dont la presse nous parle tant… Quand même, que de richesses autour de tous ces éblouissants débats !

.

Publié dans Images d'archive | 63 commentaires

La fête est terminée ?

Quand « Le Massacre des innocents » de Bruegel rencontre « La joie de vivre » de Picasso en 2012.

.

Publié dans Non classé | 63 commentaires

Bon bout d’année.

« … Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle » (Apocalypse 11.19).
Puisqu’on vous le dit partout, dans un peu plus de onze mois, hop, on sera tous morts ! Les Incas, les Mayas, les Aztèques, Paco Rabanne, Mickey Mouse, Monsieur Propre, Alfred Bultoig, tous !! C’est fini, fini, on pose les bagages en fin d’année. Alors quoi ? Vous n’avez pas un peu le sentiment de vous faire avoir une fois de plus ? Voilà 834 fois depuis quatre jours qu’on me souhaite une bonne année. Et c’est maintenant que je me rends compte qu’on est en train de nous vendre une année bissextile à 356 jours !!! Alors ça n’est pas possible, vous ne pouvez pas accepter que l’on vous souhaite une bonne année sans réagir. Exigez que l’on vous souhaite soit un bon bout d’année soit rien. Exigez le juste prix !
Bref, à vous toutes et tous, je souhaite un bon bout d’année. Je vous souhaiterai éventuellement le reste le 22/12 au matin si on est toujours vivant. Dans un monde en crise, je ne peux pas me permettre le moindre gaspillage.

.

Publié dans blablatage | 107 commentaires